
Rythme de travail toujours très tranquille.
Certains musiciens se plaignent, d’autres sont très contents. Ceux de la deuxième catégorie comparent leur nouveau boulot à un poste de fonctionnaire, et ils sont prêts à rester 10 ans à la même place. ça me fait frémir d’entendre ça!
Pour ma part, ce n’est pas hyper confortable : je n’ai pas encore de parties définies, donc je joue les mélodies que je peux jouer, sans indications précises. La musique est loin d’être terminée (même si les maquettes sonnent vraiment comme un produit fini), et on s’entraine même à changer les structures des morceaux pour “s’amuser”. On attend les instructions, le chef d’orchestre aussi, il est parfois un peu perdu.
Cependant, on ne chaume pas pour autant : rendez vous administratifs :
- Relocalisation à Macau : il y a une équipe qui s’occupe d’aider les artistes à se trouver un appartement, et à gérer leurs dépenses au début, on nous a fourni un budget prévisionnel personnalisé en fonction de notre salaire, des frais fixes d’installation, du cout moyen de l’appart… Tout est mâché.
- Immigration : réunion hier après-midi avec tous les artistes (la première fois que je les vois tous ensembles) pour les histoires de visa, assez compliqué pour ceux qui viennent avec leurs famille, délais extrêmement longs… Mais là encore, une équipe sera avec nous pour s’occuper de tout. Bon à savoir : on doit rester les 2 premiers mois sans sortir de Macau, sinon impossible d’y retourner, faut pas être clostro.
- Santé : explication du régime d’assurance maladie…
- et on m’a remis ma carte bancaire canadienne, avec la paie d’une semaine seulement… faut pas faire de folies.
Pour terminer ma journée j’avais rendez-vous au studio de costumes pour mes mesures complètes (plus de 100 mesures!), corps, tête, mains, pieds, par deux québécoises marrantes comme tout.
Quel cirque!
Et comme j’étais en avance, je n’ai pas attendu le bus de l’équipe, retour chez moi en métro, ça-y-est, j’habite Montréal.



























