Author: olimilch

  • Première représentation publique

    Dimanche soir était la première vraie représentation avec une salle pleine, principalement des invités. ça change beaucoup de jouer devant 1800 personnes, surtout pour les clowns! Pour les musiciens, la frustration de jouer derrière une vitre est montée d’un cran. J’ai la chance d’avoir un numéro sur scène pour sentir un peu le public, bien que je sois complètement dilué dans la masse de tout ce qui se passe sur scène en même temps.
    La plupart des danseurs et acrobates étaient contents et très excités dans les vestiaires lors du démaquillage.

  • Ils ne savaient pas que c’était impossible…

    … Alors ils l’ont fait.

    Il y a surement un peu de ça dans la manière dont a commencé le Cirque du Soleil, une bande de saltimbanques et cracheurs de feu.
    Pour la petite histoire, l’un des fondateurs était cueilleur de pommes, et s’était fabriqué des échasses pour cueillir plus vite. C’est comme ça qu’il est devenu bon aux échasses. Il a ensuite décidé de se déguiser et de rejoindre d’autres saltimbanques des rues, dont un cracheur de feu, le patron actuel.

    Et nul n’aurait pu imaginer la progression fulgurante et planétaire de l’entreprise.

    Mais de l’intérieur, on est très loin de cette dimension poétique… Des milliers d’employés mettent une énergie considérable, leur temps et leur sueur…
    Les techniciens sont comme à l’usine, et la plupart des artistes, même après avoir mis de coté leur besoin de reconnaissance personnelle, sont épuisés et démoralisés.
    Le période de création de spectacle est connue pour être un enfer, c’est sensé beaucoup s’améliorer par la suite.

  • Une semaine avant le soft openning

    Le 2e Lions’den s’est bien passé, le public plus nombreux était très enthousiaste et il n’y a pas eu de grosse plantade.

    Mais comme prévu, la pression est montée d’un cran envers le staff création : Le grand chef a remis en question tout un tas de détails, et un numéro entier est sur la sellette : les trapézistes ne sont pas au point…
    Cette semaine était donc assez dure, en moyenne 10h par jour, dont parfois 4 heures à attendre dans nos boites noires, pour finalement ne jouer qu’une transition de 15 secondes.
    Evidemment, les musiciens ne sont pas prioritaires, mais doivent être disponibles dès qu’on a besoin d’eux.
    Aujourd’hui, on devait faire le dernier filage avant la représentation de demain (capitale pour les trapézistes), mais le système de trapèzes est tombé en panne et a bloqué le filage. Tout le monde se rhabille…
    J’ai eu mon premier maquillage, validé par la créatrice design. La semaine prochaine, je vais apprendre à le faire moi-même : au début cela peut prendre 4 heures! C’est une spécificité du cirque, tous les artistes apprennent à se maquiller eux-mêmes, aucune exception. Comme le faisait remarquer un collègue, ce n’est pas spécifié sur le contrat… On rigolait avec un autre collègue parisien : la majorité d’artistes français ne tiendraient pas 15 jours de travail dans ces conditions… D’ailleurs, les responsables le savent et réfléchissent à deux fois avant d’embaucher des français (ça râle et ça se met en grève, beeerk!). Bon, on rigole bien quand même! En fait, quand on bosse, tout va bien, ce sont les interminables attentes qui sont un supplice… mais plus pour très longtemps.
    Demain, répétition publique, encore deux la semaine prochaine, puis c’est le soft openning Samedi 26, suivi d’une méga party toute la nuit. Le cirque a une tradition pour la party des opennings : tout le monde finit habillé dans la piscine. Sont pas un peu bizarre ces gens?

  • All bets are on ‘Zaia’

    Montreal’s celebrated aerial circus gets a permanent home at Macau’s Venetian casino and resort



    All bets are on 'Zaia'

    Casino gamblers are notoriously difficult to distract, but some have indeed been lured from the tables at the Venetian Macao Resort Hotel to take the lift upstairs and gaze upon star-studded sky filled with acrobatic men and women.

    As it’s done with stunning success in Las Vegas, the Cirque du Soleil has moved in among the gamblers of Macau, with a permanent show at the Venetian that was three years in the preparation.

    Cirque du Soleil, born in Montreal in 1980 as a street circus with jugglers, fire-eaters and clowns on very tall stilts, has evolved into the world’s grandest, most imaginative acrobatic production, with performers from all over the world.

    “We try to maintain the freshness of the eye of a child, but at the same time we’ve got the budget of a big Hollywood film,” says Gilles Maheu, who wrote and directs “Zaia”, the Macau show.

    Maheu dreamed about a young girl journeying into space and recognising the beauty of humanity, and that became “Zaia”. Now audiences are making that astral voyage and seeing Earth from “above”.

    ‘Live in your dreams’

    Marketing chief Mario D’Amico says the Cirque owes its success in large part to its focus on art and creativity rather than business. There’s no corporate fiddling with the director’s creation.

    “If you provide an environment for artist to really flourish, the marketing job is easy,” he says.

    As for Maheu, he believes art is “just dreaming”. “So live in your dreams, and with the power of that, the adventure, you create your dream.”

    XTRA

    Flying circus

    >> Cirque du Soleil has almost 4,000 employees from more than 40 countries, including 1,000 performers.

    >> A second permanent Cirque du Soleil in Asia will be at Tokyo Disney Resort from October 1.

    >> “Zaia” will have a gala premiere for on August 28. Visit www.CirqueDuSoleil.com/zaia.

  • First Lions Den

    Une petite centaine de personnes étaient là pour la première représentation publique de Zaia. Principalement des amis et proches des artistes et techniciens. Il y avait tout le staff des dirigeants du Cirque du Soleil, y compris le très redouté grand patron, Guy Laliberté.
    Le spectacle, qui n’a été joué en continu que quelques fois, s’est bien déroulé sans problèmes techniques particuliers, la veille une machinerie ne fonctionnait pas et un équilibriste s’était cassé la figure…

    Tous les artistes et techniciens étaient réunis sur scène après la représentation, et Guy Laliberté s’est adressé  à nous en personne, nous félicitant et nous annonçant qu’il y avait encore beaucoup de travail. Il était en jeans et tshirt, avec son badge d’entrée au cou, pas l’allure du milliardaire qui se déplace en jet privé. Simple et direct. Le staff création a eu un meeting de deux heures avec lui, et les bruits qui courent sont positifs (pas de restructuration majeure).

    On attaque mardi matin avec une réunion se travail avec tout le monde, et la semaine sera probablement très chargée.

  • Sunday 6

    Maria

    Racheal

    Régis, toujours souriant

    Sylvia trouve qu’elle ressemble à un condom géant

    Ne pas oublier d’enlever le chapeau

  • Pas de chapeau

    Le chapeau, je l’ai acheté à Hong Kong, mais les créateurs costumes ont sauté au plafond lorsque je l’ai gardé en répétition, donc pas de chapeau… Le costume est très confortable, queue de pie à relever chaque fois que je m’assoie. Avec le maquillage, ça changera beaucoup. c’est pour la semaine prochaine.

  • Run trhough

    Nous avons entamé les filages du spectacle en enchainant les numéros les uns après les autres.

    La première moitié du spectacle avant-hier, la deuxième hier. ça donne l’occasion à chacun de mesurer les timings, les enchainements. Tout est encore en chantier, mais ça donne une vision globale, et la satisfaction que les choses avancent.
    Je prends toujours plaisir à jouer mon morceau de banjo sur “Rola bola”, un numéro d’un équilibriste russe. Je n’arrive plus par une trappe dessous la scène comme avant, mais simplement en marchant depuis le coté gauche de la scène, suivi par un groupe de danseurs qui portent un énorme tambourin qui fait office de scène pour le numéro. Je suis un des derniers à ne pas être encore en costume ni maquillé, c’est pour très bientôt…

  • Salud, Amor y Patacas!

    Santé, amour et Patacas (monnaie de Macao)…

    partagés à vous tous!