

Journée passée au Quartier général (le gros complexe studios/ateliers/bureaux), pour rendez-vous administratifs, puis au studio de répet danseurs acrobates (à l’autre bout de la ville) pour le défilé des costumes. Haut en couleurs! La plupart des artistes essayaient leur costume pour la première fois, c’était mis en scène avec humour comme une revue de mode, avec musique à donf, et chacun faisant une parade en plaisantant. La fête quoi! Il y avait tout le staff création costumes, tous les directeurs artistiques (danse, musique, mise en scène, maquillages, accessoires) qui étudiaient chaque détail des costumes pendant que tout le monde admirait et applaudissait chaque défilé.

La prouesse de la créatrice costumes est de les avoir conçu individuellement en fonction du caractère de chaque personnage, tout en gardant une cohésion parfaite, un style commun pour tous.
Les musiciens, on n’a pas encore les nôtres, patience.
Et désolé, pas de photos! Confidentialité extrèmmme. (Mais à Macao, j’en prendrai)


Les danseurs sont aussi beaux que les danseuses. J’adore la manière dont ils et elles s’expriment avec leur corps.
Je discutais ce matin dans le bus avec l’assistante chorégraphe, originaire de Taïwan mais ayant vécu 15 ans en France. Elle disait qu’elle était plus habituée à faire des créations sur 3, 4 mois. Cette création aura duré autour de 9 mois pour la danse, et elle a du repenser la manière de travailler pour ne pas s’épuiser (ni épuiser la troupe) trop tôt. Le résultat semble être à la hauteur de l’exigence!


Je croise la compositrice qui prend des nouvelles de chaque musicien et demande comment avance le travail. Elle me dit qu’elle m’a choisi pour les sons et les ambiance que je sors de mes instruments, (elle ne voulait pas un guitariste conventionnel) et qu’elle compte aller encore plus loin dans la recherche de mes sonorités et effets sonores. J’en suis très heureux!
Conrad le deuxième clavier me rassure : le fait que je ne lis pas la musique n’est pas un problème, de toute façon, on sera vite amenés à jouer tout par cœur. Et il est prêt à m’aider si j’ai des difficultés. Mon problème n’est pas de mémoriser, mais de savoir où démarrer lorsque le boss dit : on reprend à la mesure 74! Je joue à l’intuition, et je sais tricher le cas échéant (regarder mon voisin en fronçant les sourcils lorsque je fais une fausse note…)
Papa, tu peux m’envoyer le manuel du parfait musicien? il faudrait que je le traduise pour mes collègues.
Voilà, une grosse journée sans répétition, mais bien remplie tout de même. L’amitié se tisse entre chaque membre du groupe musique, le percussionniste arrivé en dernier s’intègre progressivement (il n’a pas encore ses instruments bloqués à la douane).