Première journée de visite du théâtre de “Macao Cosmos” (titre provisoire), premier d’une suite de spectacles du Cirque du Soleil (ils prévoient d’en faire au moins deux autres à Macao dans les années qui viennent).
Tous les 120 techniciens qui travaillent déjà là depuis 6 mois ont accueilli chaleureusement les 75 artistes, en nous souhaitant bienvenue, “voici votre nouvelle maison”.
Difficile de décrire ce lieu. La scène est pratiquement aussi profonde que la salle qui accueille les 1800 spectateurs. Il y a l’équivalent de sept étages entre les sous sols et le haut de la salle. Le dernier étage, à 40 m de haut, est l’endroit d’où les trapézistes se lâcheront. Le dessous de la scène contient une machinerie énorme, dont trois plateformes qui transforment la scène en plusieurs niveaux et permettent d’y amener des décors. Tout un système de grues pivotantes au plafond permettront de faire voler et naviguer des artistes au dessus du public.
Et puis il y a le truc, la trouvaille qui n’a encore jamais été réalisée : une énorme boule suspendue au dessus des spectateurs, qui se déplace pratiquement partout, avec projection 3D depuis l’intérieur (par exemple la terre qui tourne).
Mais il y a encore des méandres de couloirs et de salles, dont une immense salle d’échauffement avec trampolines, la salle des massages et réparations des petits bobos (avec 3 physiothérapeutes à plein temps), les salles de repos (une bruyante pour les danseuses excitées, une calme pour les musiciens fatigués), deux cabines isolées pour échauffement des musiciens ou chanteuses, les ateliers réparations entretient des costumes, les ateliers entretient décors, la cabine technique énorme (commandes des lumières, du son, des projections vidéos et des machineries) avec magnifique vue sur tout le théâtre.
Ah oui, et aussi, deux petits boxes fermés, tout noirs, en hauteur derrière une vitre, où les musiciens devront se tenir tranquilles et rester inspirés malgré l’air conditionné.
Et moi, je dors dans mon nouveau chez moi pour la première fois cette nuit.
J’entends les oiseaux de nuit, je sens l’odeur de la forêt, je devine le reflet des vagues.
Et je trouve que la vie est bien généreuse avec moi.