Je relis ce que j’avais écris il y a un an pour le soft opening… ça paraît déjà loin.
Nous sommes en période de fixation. Gilles le metteur en scène et Neilson le directeur de création sont revenus pour une semaine, pour affiner le spectacle.
Ça a été un plaisir de retrouver Neilson, toujours aussi chaleureux, qui un an après, a embrassé presque tous les artistes en les appelant par le prénom!
Cela fait trois jours que nous travaillons chaque numéro, tout est remanié et les artistes perdent tous leurs repères acquis depuis un an. Des journées très fatigantes, car après la journée de répétition, il faut jouer le soir en intégrant tous les changements… Cette semaine va être longue.
Pour moi, j’ai une nouvelle intervention sur le balcon avec une guitare électrique. Mais j’étais vraiment de très mauvaise humeur hier : je n’ai même pas eu d’essai de son pour mes écouteurs, donc je joue complètement à l’aveuglette. Et ils ont changé tous les éclairages, j’ai l’impression de jouer dans le noir dans Rola Bola, lorsque je suis sur scène avec mon banjo, à coté de l’équilibriste qui a toute la lumière. J’avais trouvé un personnage avec des mimiques et des mouvements, et des interactions avec d’autres personnages (tout en jouant), j’ai l’impression que tout est à recommencer. Mais c’est général… il y a une mauvaise humeur générale, et beaucoup de mécontentement vis à vis du metteur en scène. Tout est démonté et il va falloir du temps pour trouver à nouveau du sens à ce que l’on fait.